Se Connecter

Le chemin de l’acceptation de soi

//Le chemin de l’acceptation de soi
Le chemin de l’acceptation de soi 2017-10-10T22:19:29+00:00

Chemin de l'acceptation de soiParfois il semble impossible de s’accepter tel qu’on est. Comment peut-on envisager d’être content de soi quand on fait des choses idiotes de temps en temps ? Nous avons tendance à refuser de nous accepter «tels que nous sommes» parce que nous avons le sentiment que si nous acceptions notre manière d’être et de nous comporter, nous resterions toujours comme ça. Cette acceptation est certainement le premier pas important vers la possibilité d’un changement réel. (ET cela nous rend de toute façon plus heureux!) Le déni ou la résistance ne font qu’augmenter les problèmes.

En niant et en luttant contre nos problèmes, on les renforce. (Ce à quoi l’on résiste, persiste.) Nous avons donc un nouveau problème que nous pouvons ajouter à celui que nous avions déjà : le problème de notre refus d’accepter. Ce refus d’acceptation se manifeste généralement par une colère tournée contre soi, des accusations, ou par un déni pur et simple.

Le déni exige une quantité considérable d’énergie pour se maintenir. De l’énergie est nécessaire:
– pour se bercer d’illusions (se tromper soi-même),
– ou pour faire semblant que ce n’est pas un vrai problème,
– ou prétendre que la chose n’a tout simplement pas eu lieu,
– ou qu’au fond on n’est pas comme ça,
– ou le désir de se concentrer sur le bon côté, le côté lumière.

Ainsi, nous ne traitons jamais le problème, on le conserve au fond de nous, bien au chaud, prêt à être réactivé à la première occasion lorsqu’un événement nous pousse à diriger notre attention sur nos émotions négatives ou sur nos mauvais souvenirs.

Ou, encore, quand la vie menace de nous noyer avec les vieux problèmes vitaux, renforcés par les stress qu’ils accumulent, voilà nos vieux tourments qui relèvent la tête et se dressent de nouveau dans toute leur gloire d’antan.

Pire encore, les problèmes, ou sujets non traités, peuvent demeurer tapis sous la surface et finir par contribuer à l’abaissement immunitaire, à des maladies et d’autres soucis physiques.

Le premier pas vers un changement est la reconnaissance de la présence (1) (un «ça y est» en quelque sorte) de nos problèmes. (D’accord, à un niveau plus élevé on comprend que le «est» est en fait une illusion ! Mais ce «est» dont je parle ici est notre propre réalité intérieure. Et pour nous, il s’agit de la réalité.)

Acceptons que la chose est un «est» pour nous, même si nous n’en voulons pas.
– D’accord, la chose ne devrait pas exister,
– D’accord, cette chose est un problème,
– D’accord, la chose est frustrante, mais nous ne pouvons pas mettre en doute sa réalité.
– D’accord, la chose devrait être un « était », mais pour le moment, chez moi, c’est un «est».

Pour paraphraser Tapas Flemming (2), auteur de TAT soit la «Tapas Acupressure Technique» : «C’est un oui, alors arrêtez de lui dire non». Quand on parvient à dire «oui» à la chose, on accède à la possibilité de la gérer, de la traiter et, à la fin, de la laisser s’en aller. Mais tant qu’on lui dit non, la chose s’accroche davantage à nos basques.

Tout ce que nous croyons (le «est» de notre existence) est ce à quoi nous finirons par être attachés. Quand nous nous libérons d’un attachement, nous sommes libres de créer, si tel est notre désir, une autre croyance, un autre attachement. Mais la véritable liberté n’est elle pas de ne pas avoir besoin de créer d’autres attachements ? La véritable liberté ne se situe-t-elle pas au-delà du continuum de douleur-plaisir des attachements émotionnels, au-delà du conditionnement stimulus-réponse ?

Chemin de l'acceptation de soi 2Peut-être nous est-il possible de nous libérer de nos attachements seulement si, pour commencer, nous prenons conscience que nous en avons. Pour cette raison j’aime beaucoup la phrase de mise en place suivante : «Même si j’ai ce problème, je m’accepte.» La constatation de l’existence d’un problème constitue la première partie de la phrase, l’acceptation de soi en est la deuxième partie. Cette phrase de mise en place comprend en réalité deux affirmations d’acceptation : l’une est l’acceptation du problème (ou au moins de son existence, et peut-être même de ses conséquences), l’autre est l’acceptation de soi (la personne qui a le problème). Des niveaux d’acceptation jumeaux en quelque sorte.

Nous acceptons l’existence du problème. Même si nous n’acceptions pas du tout d’avoir ce problème, même si nous sommes:
– révoltés contre ce problème,
– bouleversés par le problème,
– désespérés d’avoir ce problème.

Néanmoins, et malgré tout ça, nous sommes sur le point d’accepter que nous ayons ce problème. Sinon, comment cela se fait-il que cela nous bouleverse, nous contrarie et nous révolte tant?

Reprenons momentanément, et à titre d’expérience, l’affirmation «je m’accepte» même si une partie en nous refuse complètement cette acceptation. Mais nous pouvons être sûrs que la partie de nous qui sait qu’elle a ce problème, se sentira acceptée, ou du moins «reconnue»

Cette acceptation, – même si, au fond, tout ce que nous acceptons, n’est que le fait:
– que nous ne supportons pas d’avoir ce problème,
– que nous voulons nous en débarrasser,
– que le problème nous fait sortir de nos gonds et grimper aux rideaux,
– qu’il nous est inacceptable de nous accepter tant que nous avons ce problème,
– que nous haïssons le fait que nous nous n’acceptons pas, ou
– que nous ne nous acceptons pas avec ce problème.

Cette première acceptation de la «chose qui est» (du côté «être» de ce problème), est à mon avis primordiale pour aller au delà et lâcher prise. Car, expliquez-moi comment on peut lâcher prise d’un problème qu’on n’a jamais eu? Alors, pourquoi ne pas accepter que nous l’ayons afin de pouvoir le traiter et puis, peut-être, seulement peut-être, prendre ce «est» et en faire un «était».

Steve Wells

Steve Wells (www.eftdownunder.com) est psychologue et collaborateur de Gary Craig. Il vit et travaille en Australie. Avec le Dr David Lake, il fait des tournées aux Etats-Unis, en Europe (Espagne et l’Allemagne). Sa spécialité est entre autres les performances de pointe. Parallèlement à l’EFT, Steve Wells et David Lake pratiquent la PET (Provocative Energy Techniques). Expliquée très schématiquement, la PET est l’EFT qui intègre l’humour et le paradoxe.
(1) L’auteur utilise le néologisme «is-ness», peut-être «ce qui est».
(2) L’adresse du site de Tapas Flemming : www.tat-intl.com

Cadeau de Bienvenue :

--LE manuel de l'EFT
--Accès aux newsletter spéciales Praticien EFT
--Invitation personelle
aux principaux évènement EFT
We hate spam. Your email address will not be sold or shared with anyone else.